Pourquoi cette technique a si bien fonctionné

Ce qui rend cette histoire particulièrement savoureuse, c’est que les démarcheurs ne semblaient pas remarquer immédiatement qu’ils appelaient une ligne payante. Lee Beaumont profitait alors de chaque conversation pour faire durer l’échange.
Il posait des questions, demandait des précisions et faisait mine de réfléchir à l’offre proposée. Un peu comme lorsqu’on hésite longuement devant plusieurs pâtisseries en boulangerie, il prenait tout son temps. Chaque minute supplémentaire augmentait discrètement les gains générés par l’appel.
Au bout de 18 mois, il avait déjà accumulé plusieurs centaines d’euros. Et après plus de deux ans, le montant dépassait les 2 300 euros. Une petite revanche du quotidien qui a beaucoup amusé les médias britanniques à l’époque.
Pour éviter que ses proches ne paient eux aussi ces frais supplémentaires, il avait naturellement conservé une seconde ligne classique réservée à sa famille et à ses amis. Une organisation simple, mais particulièrement efficace.
Le démarchage téléphonique reste un sujet sensible
Si cette anecdote fait sourire, elle révèle surtout à quel point les appels commerciaux peuvent devenir envahissants. Beaucoup de Français ont l’impression d’être sollicités en permanence, parfois plusieurs fois dans la même journée.
Depuis quelques années, la réglementation s’est pourtant renforcée. Les appels commerciaux sont désormais limités à certains horaires précis en semaine et interdits le week-end. Malgré cela, de nombreuses personnes estiment que ces restrictions ne suffisent pas encore à retrouver une vraie tranquillité.
Le problème vient aussi du fait que certains numéros ressemblent à des appels importants. Résultat : difficile de savoir s’il faut décrocher ou non. Une situation frustrante, surtout lorsque l’on attend un appel professionnel, médical ou scolaire.