Des additifs largement utilisés dans les aliments ultratransformés sont de nouveau dans le viseur des chercheurs. Selon deux études de l’Inserm, la consommation régulière de certains conservateurs serait associée à un risque accru de cancer et de diabète, relançant le débat sur leur encadrement.
D’après des travaux publiés jeudi 8 janvier dans les revues BMJ et Nature communications, relayés par Le Parisien, un lien pourrait être établi entre la consommation d’additifs «conservateurs» dans les aliments transformés et préparés, et le risque augmenté de cancer et de diabète, selon des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Utilisés pour mieux conserver les aliments, ces additifs sont très largement répandus dans les produits de notre quotidien.
Dans cette étude, l’Inserm affirme que 700 000 produits contiennent ces conservateurs, parmi les trois millions et demi d’aliments et de boissons répertoriés par l’Open Food Facts Worlds en 2024, soit un produit sur cinq. Les produits concernés par cette présence d’additifs sont de toutes sortes : sauces, charcuteries, chips, certains yaourts aux fruits, salades et plats préparés… Sur les étiquettes, ces substances sont visibles par leurs codes, allant de E200 à E299 pour les conservateurs et de E300 à E399 pour les antioxydants. Et ils sont tous devenus incontournables dans les supermarchés. Mais quels sont les effets à long terme sur notre santé ?