Briser les injonctions et accepter la coéducation
Pour préserver sa santé mentale, une maman solo doit accepter de ne pas être parfaite. “Il faut qu’elle s’autorise à être dans le lâcher-prise maternel, c’est-à-dire à sortir des injonctions paradoxales de cette notion de perfection”, préconise Aline Nativel Id Hammou. Un enfant n’a pas besoin d’un parent infaillible. Mais bien d’une figure humaine qui pose un cadre sécurisant.
L’une des clés majeures réside dans la coéducation. Même en l’absence de père, le relais existe à travers l’entourage, les crèches, les enseignants ou les baby-sitters. Parfois, le frein est interne : par angoisse ou culpabilité, certaines mères s’interdisent de déléguer.
L’experte conseille d’ailleurs de “travailler sur la question de la souffrance, des douleurs passées”. Notamment le deuil conjugal ou la solitude de la grossesse, pour réussir à retrouver ses autres casquettes d’identité (femme, amie, professionnelle).
S’ouvrir au monde extérieur pour mieux souffler
La psychologue invite donc les mamans solos à s’interroger régulièrement sur leurs propres besoins et désirs, qu’ils soient professionnels ou sentimentaux.