SMOP : les aliments pour combattre l’insulinorésistance
L’hypersécrétion d’androgènes favorise le surpoids et l’insulinorésistance. “Comme les cellules ne perçoivent plus correctement le message de l’insuline, le pancréas se met à en sécréter plus. Or, cette hormone favorise le stockage des graisses au niveau abdominal et stimule la sécrétion d’androgènes”, explique le Dr Blouet Sellal. Un vrai cercle vicieux.
On mise sur : des repas à index glycémique bas pour ne pas stimuler la production d’insuline. Concrètement, on compose son assiette avec un tiers de légumes, un tiers de protéines (viande, poisson, œuf…) et un tiers de féculents, complets si possible (pâtes, riz, quinoa…). En dessert, l’idéal c’est un fruit et/ou un produit laitier nature.
On évite : les grignotages, les aliments ultra-transformés (pain de mie, céréales soufflées, nouilles instantanées, purée en flocons, produits panés…) souvent riches en glucides et pauvres en fibres et protéines, les produits sucrés (sodas, jus de fruits, confiseries, pâtisseries, glaces…) qui doivent rester occasionnels.
Pour atténuer l’inflammation
Stress, tabac, pollution, malbouffe… sont autant d’éléments qui favorisent l’inflammation de bas grade (invisible mais qui endommage à la longue les cellules). “L’inflammation perturbe l’équilibre hormonal et aggrave l’insulinorésistance. Elle est perçue comme un stress pour l’organisme, ce qui favorise la sécrétion de cortisol qui entretient à son tour l’insulinorésistance et les troubles du cycle en freinant la production de progestérone”, détaille la spécialiste.
On mise sur : les aliments riches en oméga 3 aux propriétés anti-inflammatoires : un à deux poissons gras par semaine (sardine, maquereau, hareng…) et une à deux cuillères d’huile de colza ou de noix par jour. On fait aussi la part belle aux fruits et légumes colorés, ainsi qu’aux épices, riches en pigments antioxydants, qui protègent des méfaits de l’inflammation.