SMOP (ex SOPK) : quels sont les aliments à éviter et ceux à privilégier pour atténuer les symptômes ?

SMOP (ex SOPK) : quels sont les aliments à éviter et ceux à privilégier pour atténuer les symptômes ?

Moins connu que l’endométriose, le SMOP (ex SOPK) est pourtant tout aussi fréquent et source de divers problèmes de santé. L’alimentation est une aide précieuse pour améliorer l’équilibre hormonal et atténuer les symptômes.

e syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP), qui était connu jusqu’à récemment sous le nom de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), est une maladie due à un dérèglement hormonal responsable d’une production excessive d’androgènes et se manifeste pas des symptômes variés : prise de poids, acné, hyperpilosité, règles irrégulières, problème de fertilité… 10 % des femmes sont concernées, selon l’Inserm. Les médecins américains qui ont découvert cette maladie dans les années 30, ont décrit des kystes dans les ovaires, d’où son nom. “Mais il s’agit en fait d’une accumulation de follicules qui ne sont pas arrivés à maturité du fait de l’excès d’androgènes”, précise le Dr Amina Blouet Sellal, médecin généraliste et auteure de Carnet gourmand pour apaiser le SOPK (éd. Marabout).

Les causes de cette maladie sont mal connues et multifactorielles. Il peut s’agir d’une prédisposition génétique – des antécédents familiaux augmentant le risque de 30 %, on soupçonne aussi l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Le SMOP “est favorisé par différent mécanismes qui s’auto-entretiennent : une insulinorésistance (retrouvée chez 65 à 80 % des femmes avec un SMOP), une inflammation chronique, un déséquilibre du microbiote, un dysfonctionnement hépatique…”, poursuit la spécialiste. Autant d’éléments qui peuvent être améliorés par une alimentation équilibrée.